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Bien que la mini-transat ne soit pas terminée, les écuries de coureurs au large finissent les derniers préparatifs pour le prochaine compétition de voile : la Transat Jacques Vabre qui partira du Havre le 3 novembre et mettra le cap sur Bahia au Brésil.
Je vais participer à cette course en compagnie de Jean Baptiste Dejeanty sur le monocoque de 60’ Maisonneuve et vais vous la faire vivre de l’intérieur.
Cette transat a la particularité de se courir en double. Il faut donc, que les deux marins arrivent à travailler en parfaite coordination lors des manœuvres et des multiples réglages du bateau. Nous sommes donc, actuellement, dans une phase de sorties en mer afin d’enchainer les virements, les changements de voiles et les tests de vitesses. Le tout étant filmé et analysé afin d’améliorer notre efficacité et d’élaborer le programme du lendemain.
Pendant la course, à bord, chacun a ses spécialités. Jean Baptiste s’occupera plus particulièrement de l’entretien du bateau qu’il connaît bien pour avoir déjà couru la Route du Rhum sur ce bateau, alors que moi je serais attaché plus particulièrement à l’analyse météo, à la tactique et à la stratégie de course. Les quarts se feront au rythme d’un changement toutes les deux heures pendant la première moitié du parcours et toutes les trois heures sur la fin car dans les alizés, les conditions sont plus stables.
L’homme de quart est pleinement responsable du bateau. Son travail consiste principalement à barrer le bateau, à régler les voiles ou à prendre les décisions de changements de voiles ou de manœuvres à faire. En cas de manœuvre, l’autre équipier sort sur le pont, pour qu’elle se fasse, à deux, le plus rapidement possible.
La période hors quart est utilisée pour se reposer, préparer à manger pour les deux marins, surveiller l’évolution des trajectoires des autres concurrents. Nous recevons quatre fois par jour avec l’aide du télex par satellite, les positions des autres bateaux avec leur cap et leur vitesse. Il y a aussi la communication avec la terre par satellite. Nous pouvons envoyer du son, des textes et des images. Ce nouveau métier du coureur au large nous prend du temps mais est indispensable pour vous faire vivre notre aventure.
Je vais donc, au fil des vagues, du 3 au 18 novembre, vous faire vivre ma 39ème traversée de l’Atlantique.
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