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Lorient intéresse les coureurs au large

Février 2007

Le nouveau port de la Base de sous-marins est en construction. Il va pouvoir accueillir les nouvelles écuries de courses au large actuellement en attente. Au printemps, il y aura quatre monocoques de 20 mètres qui se prépareront pour le Vendée Globe, quatre multicoques de 20 mètres, un trimaran de 35 mètres, dix monotypes de 11 mètres du type figaro, vingt « mini » de 6,50 mètres, et une dizaine de monotypes de 10 mètres se préparant pour le Tour de France à la voile. L’année prochaine, c’est un trimaran de 40 mètres qui va s’y amarrer.

Mais pourquoi tant d’engouement pour Lorient chez les coureurs au large ?

La rade est tout simplement le seul site sur toute la côte française qui permet aux gros bateaux de course, peu manœuvrant, de rentrer et de sortir quelque soit la marée, la météo et l’état de la mer. De plus, la proximité du large permet de se mettre en conditions de navigation dans la houle en moins de trente minutes. L’île de Groix protège l’entée étroite de Port Louis de la houle du large. Ce passage reste donc toujours calme permettant aux voiliers de rester manœuvrant en toutes circonstances.  Pour finir, la rivière du Ter, où sont installés les pontons de ce nouveau port le long de la presqu’île de Kéroman, a toujours suffisamment de profondeur nécessaire aux quilles de 4,5 mètres des monocoques.

Lorient est une ville industrielle tournée vers la mer avec des compétences techniques correspondantes aux besoins de ce genre de voiliers de l’extrême.

Pour avoir navigué sur toute la côte européenne, voici quelques exemples des caractéristiques des ports voisins:

A la Trinité-sur-mer, il faut attendre que la marée monte de deux heures pour pouvoir y rentrer. L’accès au large se fait derrière Belle-Ile, soit après deux heures de navigation.

A Concarneau, il n’y a que deux places de ponton pour les bateaux de course.

Du fond de la rade de Brest, au port du Moulin Blanc, il faut deux bonnes heures avant de trouver de l’espace nécessaire à la navigation à grande vitesse.

Aux Sables d’Olonne, le port du Vendée Globe, il faut attendre la mi-marée afin d’avoir suffisamment de hauteur d’eau dans le chenal. De plus dès que la houle arrive du large, elle se transforme en déferlantes dans la passe, la rendant impraticable.

La Rochelle, qui est le port le plus grand d’Europe, n’a pas assez de profondeur d’eau pour les gros bateaux. Il faut viser les deux heures d’ouverture de la porte du bassin à flot du vieux port pour s’y mettre à l’abri. 

Plus au sud, le port d’Arcachon se situe au font de la baie loin des eaux saines de l’Atlantique. Les bancs de sables, toujours en mouvement, interdisent l’installation d’un balisage et donc l’accès de nuit.

Au nord, à Saint Malo, l’écluse et la longueur du chenal de sortie rendent l’organisation des sorties d’entraînements compliquée.

Par ce rapide tour d’horizon, il est facile de comprendre d’intérêt des navigateurs pour la rade de Lorient. Le développement du pôle course au large ne fait donc que commencer.

 
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 Page mise à jour le 05-mai-2008 à 16h47