Le Pays de Lorient dans la compétition mondiale
Le Pays de Lorient a construit son économie autour de la pêche, de la construction navale, de l’agriculture et l’agro-alimentaire. La forte présence de la défense nationale a donné une certaine prospérité à la région. A partir des années 1980, la donne va changer, imposant au Pays de Lorient une mutation économique qui l’amènera à s’inscrire dans un univers mondialisé.
L’économie locale au cœur de la mondialisation
La crise de la pêche consécutive à la surexploitation des mers et à la raréfaction du poisson a obligé la profession et les pouvoirs publics à réagir. Le port de Lorient-Keroman est modernisé, le poisson est débarqué au plus près des lieux de pêche, sur les bases avancées ouvertes, notamment en Ecosse. La forte réduction de la présence militaire à Lorient, la chute des commandes de l’Etat à l’Arsenal amèneront l’économie locale à se tourner davantage vers l’extérieur : la DCN s'ouvre à l'exportation, des entreprises internationales ou étrangères s'implantent sur le territoire (Alstom, Intermarché, Pescanova de manière éphémère). L'agriculture importe d’Amérique des produits de substitution aux céréales et fait vivre le port de commerce. L’industrie agroalimentaire exporte largement ses produits, mais est fragilisée par la concurrence étrangère.
Une stratégie internationale
Les pouvoirs publics, la Communauté d'Agglomération en tête, accompagnent cette évolution : création de la SEM de Keroman, modernisation de l’aéroport de Lann-Bihoué géré par la CCIM, promotion du tourisme, implantation au sein de l’ancienne base de sous-marins d’un pôle course au large destiné à devenir la référence sur la côte atlantique. L’implantation d’un pôle Image sur le territoire illustre la diversification des activités et l’ouverture au monde. La promotion culturelle du Pays de Lorient, avec notamment le Festival Interceltique devient une stratégie. L’association de Lorient avec les ports de Brest, La Rochelle, Nantes-Saint-Nazaire, Bordeaux, Bayonne marque l’ambition de redéfinir la façade atlantique comme porte de l’entrée de l’Europe.
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