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Site Cap l'Orient > H. Laurent > Le journal d'Hervé Laurent


Hervé Laurent repart pour la troisième fois sur la Transat Jacques Vabre (4e en 1993, abandon en 1999).
Hervé Laurent a débuté la compétition transocéanique en 1990 où il finit la Route du Rhum en 4e position.

  • 1991 : participation à La Baule-Dakar et record de la traversée de l'Atlantique en solitaire
  • 1992 : vainqueur de la Québec-Saint-Malo
    4e de la Transat Anglaise
  • 1995 : participation à la Solitaire du Figaro
  • 1996 : 4e de la Transat Anglaise
  • 1997 : 3e du Vendée Globe
  • 1998 : 4e de la Transat Ag2r
  • 2000 : 4e de la Québec-Saint-Malo
  • 2002 : vainqueur de la Transat Ag2r
  • 2004 : 7e de The Transat

 

23 novembre 2005

Bilan d'une transat menée à un train d'enfer

La douceur de Bahia contraste avec l'âpreté du rythme de vie entre Le Havre, quitté le 5 novembre et le Brésil. Les deux courtes dépressions essuyées au sortir de la Manche puis dans le Golfe de Gascogne - rien d'original pour un mois de novembre - ne sauraient dissimuler les conditions météo exceptionnelles qui ont permis d'établir des temps canon sur la route du café. Hervé Laurent dresse ici le bilan de cette transat express.    

"Le premier constat de cette Transat Jacques Vabre dans la catégorie des monocoques IMOCA 60 est la confirmation de ce que nous avions observé au départ du dernier Vendée Globe. L'activité se professionnalise, les grosses écuries sont de plus en plus structurées et creusent un fossé insurmontable pour les petites équipes dotées de bateaux anciens et de budgets réduits. Désormais, il y a deux catégories bien distinctes : Les machines récentes servies par des teams structurés aux moyens financiers importants et les autres. Avant le dernier Vendée Globe, on pouvait faire illusion. Le marin pouvait tenter de compenser le déficit architectural et technologique de sa machine par sa prestation personnelle. Depuis cette Transat Jacques Vabre, c'est irrémédiablement impossible. La question se pose alors clairement : Quel est l'intérêt de prendre le départ d'une course pour passer son temps à courir loin derrière les leaders sans aucun espoir de se mêler aux débats ?"  

"Pour UUDS, qui accuse dix ans d'écart avec les protos qui sont montés sur le podium à Bahia, le déficit de vitesse est de deux nœuds. Nous perdons en moyenne 50 milles (93 km) par jour ! Au final, nous arrivons deux jours et dix heures derrière le vainqueur, sans que les conditions météo ne puissent justifier tout ce retard. Or, jamais, nous avons autant poussé UUDS depuis que je navigue à bord. Par exemple, dans 30 nœuds de vent réel (force 6 à 7), là où nous naviguions avec le Solent et deux ris dans la grand-voile, nous avons mené la machine avec tout dessus : grand-voile haute et gennaker, soit 540 m2 de toile pour une vitesse de 23-25 nœuds tenue quasiment en permanence. Ce sont les performances des multicoques il y a cinq ans".  

"Lors de la dernière Jacques Vabre, nous étions à la veille du Vendée Globe 2004 et chacun avait en tête de préserver sa monture pour l'objectif suprême de nos calendriers sportifs. Cette fois-ci, les six skippers qui me précèdent et moi-même avons emmagasiné toute l'expérience acquise durant la préparation du Vendée Globe et pendant la course elle même. Nous connaissons donc nos machines sur le bout des doigts. Ensuite, les sept tandems allient de grandes qualités de marins et de régatiers. Ajoutez à cela des conditions musclées de vent portant et on comprend mieux pourquoi nous avons traversé l'Atlantique - ma 36e transat ! - à un train d'enfer. De surcroît, toute la flotte des monocoques est arrivée en parfait état à Bahia. En ce qui concerne UUDS, à part une petite voie d'eau sur un palier de safran et une drisse de spi cassée - résultat d'une préparation tardive sur des modifications intervenues juste en fin d'été - le bateau est impeccable. La preuve, je repartirai samedi de Bahia pour la Martinique, soit une douzaine de jours de mer, en me contentant de nettoyer les fonds et de refaire l'avitaillement. Après une transat bouclée à près de 11,5 nœuds de moyenne sur la route orthodromique (route théorique la plus courte), c'est exceptionnel. Nos bateaux sont magiques !"  

"Cette transat en double est celle qui m'a apporté le plus de bonheur, tant la complicité avec Laurent Massot a été totale. C'est un très bon marin, un régatier qui connaît les limites du matériel et qui sait parfaitement quand décider et quand me solliciter. Nous avons navigué en parfaite harmonie et j'ai le sentiment très appréciable, mais rare, de savoir au fond de moi que UUDS ne pouvait pas faire mieux. C'était vraiment une belle course !"

18 novembre 2005

UUDS : la dernière ligne droite

 

La route de Bahia est désormais dégagée devant l'étrave du monocoque UUDS mené par Hervé Laurent et par Laurent Massot. Le Pot au noir et ses violents orages, ses calmes épuisants et sa chaleur moite sont dans le sillage du voilier qui porte les couleurs de la Croix-Rouge. L'enjeu désormais est de savoir si UUDS va réussir à conserver un avantage sur Roxy, plus rapide que lui, avant d'atteindre Bahia dans la journée de mardi prochain.

"Nous sommes maintenant au près un peu débridé (à environ 60-70° de l'axe du vent face au bateau), bâbord amures (le vent vient de la gauche du bateau), dans une mer pas trop formée, plutôt agréable à naviguer, par vingt nœuds de vent bien établis (force 4 à 5). Parfois nous avons un grain qui fait monter la brise à 25 nœuds (force 5 à 6). Nous sommes à fond : quille complètement inclinée à bâbord, dérive abaissée. Tout le matériel qui n'est pas fixé est installé dans le coin arrière gauche du bateau pour faire contrepoids. Nous sommes attentifs aux moindres réglages et nous menons le bateau comme si nous étions sur le parcours d'une banane du Spi Ouest-France ! Je ne vois pas comment on pourrait obtenir plus de notre proto…"  

"C'est énervant de ne pas savoir où est Roxy du fait de son seul repérage par la balise Argos. D'un côté, les filles (Anne Liardet et Miranda Merron) savent comment nous marchons, quel cap nous suivons et à quelle vitesse nous progressons. De l'autre, on ne sait rien sur elles ! En tactique elles disposent de tous les éléments et nous, nous sommes dans l'inconnu. En ce moment ce n'est pas trop grave, mais dimanche et lundi quand on va s'approcher des côtes brésiliennes, que le vent adonnera (qu'il passera sur l'arrière du bateau et que UUDS naviguera sous gennaker puis sous spi) il y aura des coups à tenter. Nous n'avons pas envie de leur montrer la route ! Notre souci actuellement est de savoir si nous avons engrangé une avance assez significative pour éviter leur retour entre aujourd'hui et dimanche, c'est-à-dire durant toute la navigation au bon plein, là où Roxy va vraiment plus vite que UUDS. On fait marcher au maximum et on comptera les points à la fin…"  

"Cette Transat Jacques Vabre est une course de vitesse pure. Le premier bilan dans notre classe est que l'ordre actuel est conforme à celui du potentiel des machines. En double, nos bateaux sont menés à fond et ce sont leurs caractéristiques qui font la différence. Or, les machines les plus rapides sont généralement celles issues des teams qui disposent des plus gros moyens financiers, c'est logique. L'ordre établi en ce moment : Virbac-Paprec, Sill et Veolia, Bonduelle est légitime. La place d'Ecover ne l'est pas, car ils devraient naviguer : soit derrière le plan Farr (Virbac-Paprec) et devant les plans Lombard, soit au moins se mêler plus intensément au jeu de Sill et Veolia et de Bonduelle. De même, la bagarre entre Pro-Form et Skandia à cette distance des leaders n'offre pas de surprise, si ce n'est que je trouve que Pro-Form fait vraiment une très belle course. Quant à nous, la position de huitième est malheureusement logique. Si nous terminons septième - nous nous battons pour cela ! - il faudra relativiser par rapport à Roxy. Je pense en effet qu'elles doivent avoir un problème de grande voile d'avant (gennaker ou spi) et de toute façon, c'est leur première course océanique sur ce bateau. Donc, on ne peut pas comparer face à des équipages qui connaissent leur proto sur le bout des doigts".  

"Nous avons fait une inspection générale à la sortie du Pot au noir et notre matériel est en parfait état. La fuite d'eau au niveau de la mèche de safran bâbord n'a pas évolué et comme ce safran est hors de l'eau lorsque nous naviguons bâbord amures, nous n'avons même plus à écoper. Bref, tout va très bien

15 novembre 2005

UUDS a doublé Roxy avant le Pot au noir 

Durant une nuit digne d'une Solitaire du Figaro, Hervé Laurent et Laurent Massot ont mené un train d'enfer et ils ont réussi ce matin à positionner UUDS devant l'équipage féminin de Roxy. Hervé Laurent, joint ce midi par le PC course de la Transat Jacques Vabre, revient sur ces dernières heures agitées et fait le point sur l'approche du Pot au noir.  

"C'était vraiment une nuit de galère, ambiance Figaro, avec l'écoute entre les dents et la barre à la main. On a fait un maximum de changements de voiles. Ça n'arrêtait jamais. On a fini la nuit sur les genoux ! Heureusement, nous avons une navigation plus cool en ce moment et cela durera pendant les 24 heures qui viennent, avant de pénétrer dans le Pot au noir. Nous allons pouvoir reprendre des forces".  

"L'alizé du nord-est s'est réinstallé et nous descendons à bonne vitesse (13-17 nœuds) sur la route qui nous rapproche du but. C'est réconfortant après de tels efforts. Comme nous avons un déficit de vitesse sensible avec notre proto de 94, il faut bien qu'on se batte encore plus intensément que les autres pour éviter de trop perdre par rapport à nos adversaires dotés de montures plus récentes. Toute situation un peu compliquée en météo et en stratégie est une opportunité à saisir… si possible dans le bon sens. Pour l'instant, depuis le début, nous n'avons pas le sentiment d'avoir navigué où il ne fallait pas. Demeurons attentifs pour la suite…"  

"Les filles (Anne Liardet et Miranda Merron sur Roxy) sont passées entre les îles du Cap Vert et nous nous demandons si elles n'auraient pas un problème de grand-voile, car cela semble bizarre qu'elles aient rétrogradé comme cela. On s'interroge... Bien évidemment, nous savons qu'une fois sortis du Pot au noir, lorsque nous allons toucher l'alizé du sud-est qui nous emmènera jusqu'à Bahia, elles vont aller plus vite que nous. Alors, tout ce que nous pourrons prendre dans les trois jours à venir sera autant à négocier sur la fin du parcours. Nous espérons beaucoup également de la partie de course le long des côtes brésiliennes, juste avant l'arrivée. Il y a quelques pièges. On verra bien ce qui se passe…"  

"Pour l'instant on peut faire marcher UUDS à fond sans trop tirer sur notre organisme. On en profite pour recharger nos batteries avant la bataille du Pot au noir. C'est la cinquième fois que je le passe, mais c'est la première pour Laurent (Massot). Sinon, nous sommes globalement en forme, le moral est au beau fixe et l'entente entre nous est parfaite. Dommage que notre vieux compagnon UUDS ne possède plus les chevaux de sa grande époque". 

13 novembre 2005

"Drisse cassée, gennaker abandonné"

Comme toute la flotte de la Transat Jacques Vabre désormais, le monocoque IMOCA 60 pieds UUDS déboule dans les alizés, non sans quelques avatars comme le rapporte Hervé Laurent.

"Vers trois heures du matin, la nuit dernière, la drisse de spi (Spectra 12 mm) qui retenait le gennaker de 240 mètres carrés a cédé sous une rafale plus forte que les autres. C'est un point de frottement sur le mât qui a causé cette rupture. Nous avons perdu le gennaker, les poulies et mousquetons ainsi que les écoutes qui vont avec. Nous avons un second gennaker, un peu plus plat mais de surface équivalente. Il va nous permettre de continuer à profiter de ces allures portantes dans la brise, dès que nous aurons remis une drisse de spi à poste."

"Compte tenu de l'état de la mer, il était impossible de récupérer la voile. Pour autant, la maneuvre n'a pas été facile car il fallait à tout prix éviter que la voile ne se prenne dans la quille ou ne brise les safrans. Avec Laurent (Massot) nous avons procédé minutieusement, de façon réfléchie et tout s'est déroulé sans problème. Mais c'était délicat !"

"Nous avons deux solutions pour réparer. Soit le vent se calme un peu, la mer devient moins agitée et nous monterons au mât sans nous détourner de notre route. Soit nous faisons un petit  crochet pour passer sous le vent des îles du Cap Vert et nous grimperons au mât pour repasser la drisse dans un environnement moins hostile qu'actuellement. Pour l'instant nous sommes sous génois."

"Cette avarie ne devrait pas nous pénaliser en termes de classement provisoire, même si nous perdrons encore de la distance par rapport à Roxy - qui allait déjà un peu plus vite que nous lorsque nous menions UUDS au maximum des possibilités du bateau. De l'autre côté, nous avons une marge de sécurité importante par rapport à Maisonneuve - Région Basse-Normandie qui nous suit".

"Avant cette rupture de drisse, nous naviguions par un alizé de 25 noeuds établis avec rafales à 30. Les vagues de cinq mètres environ étaient assez longues. Elles nous permettaient des surfs à plus de vingt noeuds, pour une vitesse moyenne de 17 noeuds. La glisse était super. Toutefois, il fallait être vigilant à la barre, car la sortie de route est toujours menaçante dans ces conditions." 

11 novembre 2005

"Les filles étaient démoralisantes !"

Le mauvais temps est dans le sillage et la course a repris le dessus. De marins, les tandems de la Transat Jacques Vabre sont donc redevenus des régatiers et UUDS vit au rythme des réglages incessants et des changements de voile à n'en plus finir. La stratégie par rapport aux autres concurrents s'affine, même si, dans certains cas, le jeu consiste simplement à subir en attendant des jours meilleurs, comme l'explique Hervé Laurent.

"On a vu un point à l'horizon derrière nous, puis ce point s'est déplacé sur notre tribord, sous notre vent, pour disparaître devant nous, toujours un peu à droite. C'était Roxy. Il nous a posé en trois heures à peine. On ne pouvait rien faire. C'était vraiment stressant ! Les filles (Anne Liardet et Miranda Merron) étaient vraiment démoralisantes !"

"Pourtant, on ne chôme pas à bord d'UUDS. Nous portons le maximum de toile et nous barrons le plus souvent possible, lorsque nous ne maneuvrons pas à deux sur le pont. Je commence aussi à passer beaucoup de temps sur l'ordinateur (spécialement préparé par Intel, partenaire d'UUDS) à la recherche d'un coup météo à tenter. Comme nous ne réussissons pas à rattraper les concurrents qui nous précèdent en suivant la même route qu'eux, il va bien falloir trouver quelque chose de judicieux pour revenir. Je suis à la recherche d'un raccourci ! J'ai quelques idées, mais rien n'est jouable pour l'instant".  

"A défaut de tenter une option, nous profitons des conditions atmosphériques en constante amélioration pour recharger nos propres batteries. C'est maintenant qu'on s'aperçoit que nous avons beaucoup donné dans le mauvais temps. Le soleil nous aide à retrouver des forces et nous nous alimentons correctement depuis 48 heures".  

"La nuit dernière, il nous est arrivé quelque chose qui paraît rigolo maintenant mais qui aurait pu être grave sur le coup. Un poisson un peu bêta s'est coincé sur un safran. Il était complètement plié en deux autour du safran. Je ne sais pas ce que c'est car il faisait nuit noire, mais c'était gros. Il a d'ailleurs été nécessaire de complètement s'arrêter pour le libérer".

"Nous avons fait le point sur le bateau et nous avons la satisfaction de constater que tout est en parfait état. Si notre proto de 1994 ne nous permet pas d'aller aussi vite que nos adversaires, nous avons au moins le plaisir de voir que nos efforts de préparation ont porté leurs fruits. Il nous faudrait juste quelques chevaux en plus pour galoper heureux".

08 novembre 2005  

"La nuit dernière, c'était la guerre à bord !"

Joint mardi en début d'après-midi, le monocoque UUDS s'extirpait tout juste de conditions de navigation dantesques. Toutefois, l'état de la mer nécessitait encore beaucoup d'attention de la part d'Hervé Laurent et de Laurent Massot pour progresser sans encombre sur un océan toujours déchaîné. Hervé Laurent revient sur les conditions délicates de ce début de transat.

"La dépression de la nuit dernière a été beaucoup plus forte que celle rencontrée en Manche. Au passage du front dans la seconde partie de la nuit, nous avons subi pendant plus de deux heures un vent de 50 à 60 nœuds établis avec rafales. Ce qui était surtout très dur c'était la mer. Il y a une grosse houle d'ouest sur laquelle se superpose le train de vagues créé par le vent de sud - sud-ouest. Il en résulte des vagues pyramidales complètement incontrôlables. On les prend de face aussi bien que de côté. La nuit dernière, au plus fort du front, on a encaissé des chocs d'une extrême violence. C'était vraiment la guerre à bord et nous n'avions pas d'autre solution que de subir. Nous avons barré sans cesse pour tenter de diminuer les coups de boutoir de la mer sur la coque et le pont. Tout est trempé partout".
"Maintenant, nous naviguons au grand largue (presque avec le vent complètement de l'arrière) avec un vent de nord-ouest - ouest qui a molli à 30-35 nœuds et qui adonne (qui tourne en devenant de plus en plus arrière). Nous sommes en permanence à une vitesse comprise entre 15 et 20 nœuds, sous grand-voile à deux ris et Solent. Ca va bien".
"Le bateau ne semble pas avoir souffert de ces conditions, mais nous attendons une mer plus manœuvrable pour faire une inspection détaillée. Actuellement, la mer est toujours très confuse et c'est difficile d'avancer sans tout casser. Il faut demeurer vigilant à la barre. Le pilote automatique ne peut pas tenir le bateau sur sa route. Heureusement que nous sommes deux à nous relayer, sinon les sorties de route seraient brutales !"
"On est content d'en avoir fini du gros mauvais temps et on attend le soleil avec impatience. Côté moral, ça va aussi".
"Ces conditions de navigation face à une forte brise sont les plus pénalisantes pour UUDS par rapport aux protos plus récents que le nôtre. Nous avions hâte de changer de registre pour revenir sur les bateaux qui nous précèdent".
"Nous naviguons à l'est du reste de la flotte, car nous attendons que la bulle anticyclonique qui se trouve devant nous grossisse très vite. Si c'est effectivement le cas, il faudra éviter de se faire piéger en serrant la côte espagnole, puis la côte portugaise pour échapper aux calmes. Nous sommes positionnés en conséquence. Nous sommes donc volontairement éloignés de la route directe d'après laquelle sont calculés les classements de l'organisation. C'est pourquoi nous sommes en queue de peloton. Nous saurons si cette option paye dans quelques jours".

 

 
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 Page mise à jour le 05-mai-2008 à 16h47