18 Lorientais sur la "mini-transat"
Septembre 2007
La "mini-transat" permet à des skippers de facilement monter un projet de traversée de l’Atlantique en course et en solitaire. Sur 89 concurrents engagés dans cette course hors norme partie de La Rochelle le 16 septembre, 18 se sont préparés à Lorient depuis deux ans, tous basés chez AOS (An Oriant Sail) qui organise les entraînements.
Cette course au large est limitée à des voiliers monocoques de 6,50 mètres de longueur. Elle permet donc à des amateurs de réaliser un rêve ou à de futurs skippers professionnels de démontrer leurs talents. Le départ est donné de La Rochelle. Il y a une escale de 10 jours sur l’île de Madère, puis la flottille repart vers Bahia au Brésil. La traversée dure environ 25 jours de mer.
Le parcours est semé d’obstacles qui le rendent très intéressant. Il faut tout d’abord sortir du Golfe de Gascogne contre le vent. Il faut être le premier à accrocher les alizés le long du Portugal et prendre ainsi une sérieuse option pour la victoire. L’atterrissage sur Madère autour de son volcan peut changer les cartes si le skipper manque de fraîcheur pour négocier au mieux des calmes plats.
La deuxième étape commence par un sprint dans les alizés qui pousse les voiliers à vive allure. 3 jours plus tard, il faut traverser tout l’archipel des Canaries avec ses zones de calmes derrière ses îles de 3000 mètres d’altitude ou ses violentes accélérations du vent entre les volcans.
Une fois cette difficulté dépassée, un nouveau sprint est lancé jusqu’aux îles du Cap Vert qui représente un nouvel obstacle. D’autant plus que ce passage dans l’archipel est obligatoire afin de regrouper la flotte. Mais le plus dur reste à faire par le passage du Pot au Noir au niveau de l’équateur. On y rencontre de gros orages qui vont soit faire brusquement monter le vent de 5 km/h à 80 km/h en quelques secondes ou au contraire créer une immense zone de calme infranchissable. Ces calmes peuvent durer plusieurs jours sous des pluies battantes et faire perdre un temps précieux.
La fin de parcours se fait coutre les alizés de l’hémisphère sud dans une mer hachée et "casse bateaux" pour ces petites bateaux déjà très fatigués.
Ce défi n’est donc pas qu’une partie de plaisir mais une fois achevé une grande satisfaction de l’avoir réussi.
Il est question que la prochaine mini-transat parte de Lorient en 2009 (affaire à suivre).
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